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jeudi 5 décembre 2013

Vers une surveillance généralisée d'Internet en France, ou un ACTA national?

Vous vous souvenez d'ACTA, le soi-disant Accord Commercial Anti-Contrefaçon? Que je résume: il s'agissait d'un traité international mis au goût du jour en 2008 grâce aux révélations de Wikileaks, qui prônait la lutte  contre la contrefaçon, la défense et le renforcement des copyrights, et qui punirait tout contrevenant sans forcément passer par la case "juge". Or, on a découvert avec le temps que la "lutte contre la contrefaçon" n'était qu'une façade car ACTA confèrerait plus de pouvoirs aux industriels privés comme la criminelle entreprise Monsanto,  la meutrière Big Pharma et surtout les grosses maisons d'éditions et de disques; en leur permettant de mettre la main sur le contrôle d'Internet, en surveillant tout ce qui s'y passe, en transformant les Fournisseurs d'Accès en véritables brigades "anti-contrefaçon" traquant les téléchargements illégaux, en faisant fi du principe fondamental de la Neutralité du Net, qui est sensée garantir l'anonymat des personnes surfant sur le Web. 

ACTA était mort en enterré en 2012 par le Parlement €uropéen qui a majoritairement voté "NON" à ce traité liberticide, au vu des multiples manifestations populaires dans tous les pays de l'U€. Il est intéressant de noter que plusieurs députés €uropéens français, comme Rachida Dati, avaient voté "OUI" avant de déclarer le contraire pour ne pas se faire pendre sur la place publique.




Alors quoi? On prend le cadavre et on recommence, façon Frankenstein! Je vous avais parlé du projet INDECT, qui avait pour but d'instaurer de façon accrue une vidéo-"protection" de tous les pays de l'Union €uropéenne, et du monde entier à terme, dans le but de lutter contre "le terrorisme" qui est quasiment inexistant. Et on apprend sur l'excellent site "La Quadrature du Net" qui avait autrefois lutté contre ACTA, que l'Assemblée Nationale française a voté en première lecture une loi permettant la surveillance d'Internet en France, encore sous le prétexte fallacieux de "prévenir la criminalité et garantir la sécurité des citoyens".

On se rappelle que Nicolas Sarközy de Nagy-Bocza voulait faire ça après l'affaire Mérah, le 11 Septembre français. Cette fois, c'est un projet d'essence militaire qui veut surveiller en temps réel et de capturer n'importe quel information de n'importe quel réseau et de n'importe quel citoyen, sans recourir à la Justice et sur simple demande écrite. Ce qui diffère d'ACTA (ou pas?), c'est que c'est pour le compte de différents ministères, ce qui ne changent a priori rien, puisque les ministres concernés sont presque tous franc-maçons et agissent toujours pour l'intérêt de privés.
Nous assistons donc, encore une fois, à la volonté de nos élites de contrôler nos moindres faits et gestes sur nos machines, puisque le contrôle d'Internet a toujours été l'une des plus grosses priorités de nos gouvernements qui se sont succédé.  On apprend déjà par Snowden que la National Security Agency (N.S.A.) nous espionne tranquillement alors que c'est une égence américaine, qu'ils se mêlent de leurs fesses...et quelques temps après, on apprend que le Parlement veut faire surveiller nos réseaux, encore une fois. Ce sont des gens qui ne savent pas ce qu'est Internet et son réel pouvoir, d'où leur envie farouche de se l'approprier, mais il en est hors de question, il faut que ce projet de loi soit rejeté en seconde lecture sinon, on peut dire adieu à nos libertés individuelles!

Source: La Quadrature du Net

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