Traduction

mardi 21 mai 2013

CSA et riposte graduée: une note bientôt très salée.

La HADOPI, composante inutile et onéreuse mise en place sous le mandat du traître à la Nation Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, n'est plus. En effet, le rapport Lescure préconise sa suppression pure et simple et est en passe d'être validé et les effets qui en découlent seront bien plus graves qu'annoncés sur le papier:  certaines prérogatives de la HADOPI, comme la riposte graduée, ne disparaîtront pas avec la Haute-Autorité mais seront transférés au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA).




Mais que fait ce fameux CSA à la base? Et bien il est un peu la HADOPI de l'audiovisuel, ce qui veut dire qu'il surveille et régule les contenus diffusés à la télévision et à la radio, sauf qu'à la différence de la Haute-Autorité, le CSA est une institution administrative indépendante de l'Etat, dont le président est pourtant nommé par le chef de la Nation française, parfait pour des chaînes de télé et stations de radio eux-mêmes majoritairement indépendants. C'est ce conseil qui décide quoi diffuser ou non sur les chaînes de télévision, du moins, il a un certain droit de regard sur les contenus de certaines chaînes.

Que se passera-t-il maintenant? Le CSA va pouvoir surveiller le trafic réseau, à l'instar de son prédécesseur, mais il ne recourra pas à la suspension de la ligne Internet d'un tiers puisque cette sanction sera supprimée par décret le mois prochain, mais il compte mettre en place un système d'amendes à payer sur place ou en différé au cas où les deux premiers avertissements (mail et courrier en recommandé) n'auraient pas raison du "pirate" et autant dire que les notes risqueraient d'être salées à long terme. On parle d'amendes débutant à 60€, somme qui pourraient passer à 1500€ comme pour le système actuel. Notre cher ami Lescure qualifie cette amende comme étant "dissuasive sans être confiscatoire", toujours le mot pour rire, en rajoutant que ça équivaut à un abonnement d'un an sur un service de streaming musical, donc, mes chers lecteurs: "Le piratage, c'est mal m'voyez...payez pour écouter, m'voyez...tout irait si mieux si vous coopériez, m'voyez..." On a le droit à une belle leçon de morale de la part de quelqu'un qui n'a pas la moindre idée de ce qu'est véritablement Internet. Oublie-t-il les différentes études dépendantes et indépendantes des autorités européennes prouvant que le piratage ne nuit pas aux industries de la musique et du cinéma et qu'au contraire, celles-ci voient leurs chiffres d'affaires augmenter. J'avais oublié que ces études étaient mises à mal par les "défenseurs du label", jugeant celles-ci ambiguës, incomplètes et contraires à leurs intérêts.

Ce fameux CSA aura donc la mainmise sur le contrôle "qualité" du trafic réseau, plus particulièrement du P2P (Peer-to-Peer), car rien ne précise si la portée de ces sanctions touchera également le Direct Download (téléchargement via HTTP) dans le futur. il aura réussi à avoir un peu de pouvoir sur Internet, pouvoir absolu qu'il convoite depuis très longtemps. Les F.A.I. devront signaler, comme pour HADOPI, certains débordements, sauf qu'il sera plus facile pour le CSA de sanctionner les contrevenants et cette fois-ci, plus question de faire appel à un juge car notre gentil petit Lescure dit qu'il ne s'agira que de "sanctions administratives", ou comment contourner les procédures habituelles obligatoires.

Personnellement, je croyais que seules les personnes assermentées (comme les policiers) étaient aptes à dresser des PV car il s'agit ni plus ni moins que de donner des procès verbaux aux "pirates", mais toujours est-il que cette passation de pouvoir n'est encore qu'une histoire d'argent et non pas dans le but de réprimer le téléchargement "illégal" comme ils disent. Ce qui me gêne le plus dans cette histoire, c'est que ce pouvoir passe d'une institution étatique et donc publique, payée auparavant par nos impôts, à une institution PRIVEE, qui ne rend donc aucun compte à la France, probablement payée par nos impôts aussi. Ça ne vous rappelle rien ? Pas le fait de donner le pouvoir de battre monnaies à des banksters privés, pouvoir appartenant de droit au peuple? Moi si et encore une fois, la France se couche, pantalon baissé, devant les grosses multinationales de la "Culture", devant toujours payer et devant toujours céder leur pouvoir d'être un Etat à des gens qui n'en ont rien à faire du sort du pays qu'ils occupent.




Je terminerai cet article par la définition réelle des mots "Contrefaçon" et "Vol", que les élites aiment utiliser à outrance pour défendre "leur lutte contre le piratage".

Contrefaçon: "Procédé illégal qui consiste à imiter un bien ou une idée"
Vol: "Soustraction frauduleuse du bien d'autrui".

Dans le cas d'un fichier sur Internet, on ne peut LÉGALEMENT pas parler d'une contrefaçon, car le fichier que vous téléchargez est rigoureusement identique à l'original copié sur le net. Et idem pour le vol, quand j'entends "Pirater c'est voler", là encore je dis non, puisque l'original n'est pas soustrait à quelqu'un, il l'a toujours. Mais comme chacun le sait, le sens des mots diffère selon les intérêts en jeu...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire