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jeudi 14 mars 2013

La crise grecque: quelques points de l'Histoire qui ont poussé à sa ruine.

Jamais, jamais la Grèce aurait dû rejoindre l'Union €uropéenne et sa seule alternative claire est d'en sortir le plus vite possible, enfin c'est sans compter sur les puissants lobbies pro-U€ et pro-€uro qui envoient son armada de pseudo-experts prédisant la mort de la nation grecque, qui pourtant possédait un fier passé, autant sur le plan militaire que sur le plan scientifique, et voilà comment la Modernité la remercie: en la ruinant. Mais cela a d'abord été fait au compte gouttes par l'oligarchie grecque au fil du temps puis, voulant à tout prix la couler le plus vite possible, la crise grecque prit plus de place dans la vie du peuple et c'est le moment d'exposer les principaux points qui ont "permis" sa descente aux enfers et de marquer au fer rouge le symbole de la Troïka financière sur le front des gens.




Il faut remonter à 1967 et la chute de la monarchie grecque pour voir d'où commence la dette grecque illégitime et la crise qui s'en suit:

  • La Dictature des Colonels de 1967-1974: financée par d'importantes banques, elle est la conséquence d'un coup d'Etat du colonel Papadopoulos,qui détrôna le roi Constantin II mis en place seulement 3 ans avant sa chute et son exil. Il est intéressant de  savoir que ce monarque a été mis sur le trône sous la pression de l'armée, il tenta néanmoins de renverser la dictature militaire mais échoua, ce qui provoqua son exil à Rome. Ce manège ne dura que cinq ans, malgré les tentatives de "roulement" des gouvernements mis en place pour faire croire à une démocratie, suite aux nombreuses manifestations du peuple grec et à noter que cette fin collera avec la scission de la Chypre en deux morceaux: zone turque et zone grecque avec Nicosie comme No man's Land.
  • Durant la République proclamée suite à la chute de la junte militaire, les élites grecques ruinèrent encore plus le peuple en se sur-armant auprès du groupe allemand ThyssenKrupp, spécialisé dans l'armement et la construction navale. On voit bien qu'il n'a servi à rien puisque l'armée grecque ne fait rien pour son peuple ou pour se défendre contre l'oppresseur européen, et que ladite armée avait déjà été très affaiblie par l'instauration de la République, suite à la chute de la dictature militaire. Au passage, la République offrit un généreux cadeaux aux armateurs: exonération nette et totale d'impôts, ce qui n'est plus très nouveau actuellement, mais cela signifie un très gros manque à gagner pour les dépenses publiques, à partir de là, l'oligarchie avait gagné.
  • 1981: Entrée de la Grèce dans l'Union €uropéenne encore sous le nom de Communauté des Etats Européens, ce qui signifie une soumission totale au traité de Rome de 1957. Mais c'est en 2001, lors de l'adoption de l'€uro, que la Grèce vit les cornes du diable. Hausse des prix par rapport aux anciens prix en drachmes, soumission au traité de Maastricht dont l'article 108 interdit à l'Etat grec de recourir à sa Banque Centrale ou à la future BC€  pour créer ou emprunter de l'argent à taux nul, il doit donc emprunter au marché financier à taux usuraire conséquent pour faire marcher son économie déjà bien déficitaire.
  • 2001 toujours: Goldman Sachs, la banque d'investissement la plus puissante du monde et antichambre de l'enfer Numéro 3, après la Federal Reserve Bank et le Fonds Monétaire International, aida le gouvernement grec en échangeant la dette publique grecque à un taux usuraire fictif, permettant au pays d'intégrer la Zone €uro. Une belle action de maquillage de comptes publics qui fit bondir la dette grecque de 5 milliards d'€uros dus à Goldman Sachs alors que seule la moitié avait été empruntée. Goldman a délibérément ruiné le peuple grec alors que leur pays n'avait absolument pas les conditions requises pour rejoindre la Zone, la suite, nous la connaissons tous.
  • 2004: Organisation des Jeux Olympiques d'Athènes, qui coûtèrent la petite bagatelle de 10 milliards d'€uros alors que le budget prévisionnel était moitié moins que la somme finale. Ce sont les Jeux Olympiques les plus coûteux de l'Histoire moderne. Nouveaux stades, nouvelles infrastructures pour une durée très minime d'un mois, servant à abrutir les passionnés mais aussi à abrutir les sportifs, donc à corrompre l'humain. Ces installations ne servirent plus jamais et leur sort est l'abandon pur et simple. 10 milliards dans le vent, empruntés à taux usuraire énorme qui ne revinrent jamais dans la poche de la Grèce, et ce sont leurs habitants qui payent toujours l'addition.
  • 2008: la dette publique s'aggrave avec la ratification du traité ignoble et illégitime de Lisbonne, réduisant encore plus les droits des pays de la Zone à faire appel à leurs Banques Centrales ou à la BC€, Grèce comprise. Sa dette publique a atteint les 120% du PIB de la nation, ça sent le roussi.
  • 2009: La Troïka financière, FMI, BC€ et Commission €uropéenne, impose des plans d'austérité à la Grèce, ce qui déclencha l'ire du peuple et le surendettement du pays. Des milliards empruntés aux autres nations européennes, passant par le FMI qui prête aux grecs à taux d'intérêt exorbitants, en échange de coupes budgétaires dans les finances publiques hellènes. Cela fait 4 ans maintenant que la Grèce plonge dans le chaos, sa dette est la plus impayable de l'Europe, elle a subi pas loin de 11 plans d'austérité imposés par la force aux gouvernements qui se sont succédés. Une lueur d'espoir était apparue en 2012 où les partis traditionnels pro-U€ faillirent sauter aux législatives. 

Nul doute que d'autres points viendront pimenter la nouvelle Histoire de la Grèce. On se souviendra d'eux comme un pays très pauvre croulant sous les dettes, comme un pays dont le gouvernement est soumis au diktat de la troïka financière, comme un pays dont le peuple est toujours mobilisé pour sauver leur peau et dire "merde" à la monarchie €uropéenne. Fini le souvenir d'une fière nation qui a combattu les perses pour éviter l'invasion, fini le pays militairement armé pour contrer les Romains, fini aussi le souvenir d'un Etat fondateur des jeux Olympiques dont le but était de vénérer le Dieu des dieux Zeus. Le monde moderne ne finira jamais d'effacer l'ancienne Histoire du monde, si un pays veut survivre au désastre imminent, il faut qu'il retrouve toute sa souveraineté, et ça ne se fera pas sans la mobilisation active du peuple sur les oligarchies.

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